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Jean-Marie Guibert


Né le: mardi 9 avril 1895
Mort le: 02 septembre 1918
Profession avant la mobilisation: Etudiant
Passé à l'aviation le: 19 janvier 1917, Observateur
Brevet militaire le:
Parcours:
Affectations: C 224
Observateur


 Jean-Marie Guibert

 Jauneaud Marcel C 224

 Jean-Marie Guibert

" Guibert, Marie, Egyptienne JEAN-MARIE est né, sous le signe zodiacal du Bélier, le mardi 9 avril 1895 dans la commune de Trinité. Il est le cinquième enfant de Mademoiselle Victoire HIERON et de Monsieur Guibert, Alexandre, Eugène JEAN-MARIE.

De petite corpulence (1,65 m pour environ 56 kilos), il avait les cheveux noirs et les yeux marrons.

Dès la fin de sa scolarité au lycée de Fort-de-France, il se rend, le 13 avril 1913, à Vincennes pour s’engager dans l’armée pour une durée de quatre ans. Il vient juste d’avoir 18 ans.  
Tout au long de sa courte carrière militaire, il fera preuve d’un grand courage, plusieurs fois reconnu.  
Il était détaché au camps de Vincennes quant la 1ère guerre mondiale éclate.

Du 14 mai au 1er août 1914 : Algérie

4 juillet 1915 : 1ère citation par le colonel TARDY, commandant l’artillerie divisionnaire. Il est alors au grade de maréchal des logis à la 37ème division.  
Après un passage à l’école militaire de l’artillerie de Fontainebleau, il est reconnu apte, le 19 janvier 1917, aux fonctions d’observateur en avion... Le 03 février 1917, il est nommé au grade de sous-lieutenant d’artillerie. Il est affecté au 1er groupe d’Afrique du 22ème régiment d’artillerie.  
17 août 1917 : 2ème citation  
Le 11 septembre 1917, il n’hésite pas à rester en vol après la tombée de la nuit pour achever un réglage de contre-batterie. A l’atterrissage, son avion s’écrase et ses deux passagers se blessent. Ce nouvel acte de bravoure lui vaut, le 18 novembre 1917, une citation du Général MAZILLIER, commandant du 1er corps d’armée colonial.  
Le 16 juin 1918, le Lieutenant-colonel DE LESQUEN le cite à nouveau à l’ordre de l’artillerie lourde du 9ème corps d’armée.  
Le 28 juin 1918, en compagnie du lieutenant PELLERIN, ils abattent un appareil ennemi.

Le 02 septembre 1918, peu de temps avant la fin des hostilités, il est surpris par une dizaine d’avions ennemis. Deux options s’offrent à lui : fuir ou livrer bataille, avec la quasi certitude de céder sous le nombre. Il choisit résolument la seconde et le paye de sa vie. Il eut, cependant, le temps de se rapprocher des lignes françaises mais s’écrase à environ un kilomètre de Chavigny, près de Soissons. Sa mort sera cependant vengée car l’escadrille ennemie à laquelle il a livré combat a été abattue par ses camarades.  
Il fut inhumé le 04 septembre avec son compagnon d’infortune dans le cimetière de VAUMOISE, dans le département de la Seine et Oise
Le 10 octobre 1918, le Général MANGIN et le Maréchal PETAIN lui adresse, à titre posthume, une dernière citation. Il sera décoré de la croix de guerre et chevalier de la légion d’honneur.  

Son corps sera rapatrié en Martinique en janvier 1922 par le navire « NAVARRE » où il a été inhumé au Carbet le 29 janvier 1922.  
Pour lui rendre hommage, le conseil municipal de la ville de Fort-de-France, en sa séance du août 1941, donnera son
nom à une ruelle située entre les rues LAMARTINE et Antoine SIGER près du marché aux viandes.  
Son nom apparaît sur les monuments aux morts des villes du Carbet et de Fort-de-France. "

(Texte familial. Remerciements à Daniel JEAN-MARIE)


 jean marie guibert egyptienne