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Lienhart, Georges.

 Né le : 1er juin 1886 à Rougegoutte (90).

Mort le : 14 juin 1952 à Belfort (90).

Profession avant la mobilisation : mécanicien-électricien.

Passé à l'aviation le : 20 février 1916.

Brevet militaire le : 29 juillet 1916.

Parcours : 171e infanterie – Section autos du 8e train des équipages.

Affectations : F 216 - SOP 36 - SPA 37.

5 victoires.


Georges Fréderic Lienhart naît le 1er juin 1886 à Rougegoutte, un village du territoire de Belfort situé dans la forêt des Vosges à quelques kilomètres de la frontière avec l’Alsace occupée par l’Allemagne. Il est issu d’une famille alsacienne protestante ; son père Frédéric, âgé de 48 ans, travaille à sa naissance à la fabrique d’objets en bois du village avec l’emploi de pareur. Le jeune Georges est plutôt doué à l’école communale et occupe en 1906 à l'âge de 20 ans un emploi de sous-chef d’atelier. C'est aussi l’année où il doit accomplir son service militaire qu’il effectue de 1907 à 1909 au 35e régiment d’infanterie de Belfort où il est nommé sergent.

De retour à la vie civile, Georges Lienhart se montre plutôt actif dans sa vie professionnelle : dès la fin de l’année 1913 il réside à Barcelone en Espagne, où il est employé dans une société électrique locale. Au mois d’avril 1914 il est signalé résider dans le Sud-Ouest à Albi puis Carmaux.

Georges Lienhart deuxième à droite. Escadrille SPA 37.

SHD-Vincennes

A la déclaration de guerre il est mobilisé au 171e régiment d’infanterie de Belfort et participe avec son unité à la campagne d’Alsace en août et septembre 1914, puis combat à St Mihiel. En janvier 1915 le sergent Lienhart est muté par le général gouverneur de Belfort qui l’affecte à la section automobile locale du 8e escadron du train.

Il va y servir pendant un peu plus d’une année jusqu’au 20 février 1916 où il est accepté dans l’aviation pour laquelle il est volontaire. Après son passage en école de pilotage, il est affecté en octobre 1916 à l'escadrille F 216, une escadrille de formation récente issue d'une section de réglage d'artillerie lourde, et équipée de Farman F 40. Il la quitte en août 1917 pour l’escadrille SOP 36 qui part pour le front italien, où il va combattre pendant neuf mois.

A son retour en avril 1918, il est dirigé après une instruction à la SPA 37, une escadrille de chasse intégrée à la division aérienne. Les combats vont se multiplier contre l’aviation allemande lors des offensives du printemps 1918 ; Georges Lienhart y remporte sa première victoire homologuée le 16 juillet, suivie de quatre autres en septembre lors de l’offensive française en Champagne où il est promu sous-lieutenant.

Décoré de la médaille militaire et d'une croix de guerre ornée d'une seule palme et cinq étoiles (une de vermeil, trois d'argent et une de bronze), il est un des as de l'aviation les moins décorés de la guerre 14-18. Démobilisé en 1919, il s’installe à Belfort où il travaille dans une société de construction industrielle. Rien d’autre n’est connu du reste de sa vie sinon la date de son décès, le 14 juin 1952 à Belfort.


Livrée d’un SPAD XIII de l’escadrille SPA 37. Le numéro tactique et le numéro de série de l’exemplaire de Georges Lienhart sont inconnus.

5/11/1916. "Pilote nouvellement arrivé au front. S'est aussitôt distingué par son audace et sa grande habileté. Le 24 octobre 1916, voyant qu'une batterie ennemie continuait à être très active malgré un tir de neutralisation, est descendu à moins de 400 mètres pour la mitrailler".

16/6/1917 "Pilote hardi et habile ; a le sentiment du devoir militaire poussé au plus haut point. Toujours prêt à voler, sollicitant les missions périlleuses, donnant à tous le plus bel exemple de vaillance et de dévouement. A mené plusieurs combats avec des avions ennemis."

13/1/1918 "Pilote remarquable par son audace et son habileté, exécutant à la perfection toutes les missions qui lui sont confiées. S'est dépensé sans compter pendant la préparation et l'exécution de l'attaque du 30 décembre 1917, effectuant à basse altitude et malgré le tir de l'ennemi de nombreuses reconnaissances photographiques et liaisons d'infanterie remarquables, descendant souvent à moins de 200m pour attaquer les troupes ennemies à la mitrailleuse, en particulier les 20, 26, 29 et 30 décembre 1917."

1

16 juillet 1918

SPA 37

DFW C

Champagne

Avec Lt Barny de Romanet et MdL Francisquet

"Pilote d'une valeur exceptionnelle, aussi brillant dans l'avion de chasse qu'il l'était dans celle de CA. Le 16 juillet a grandement contribué à la chute d'un avion ennemi.

2

17 septembre 1918

SPA 37

Biplace

 

Avec Adj Marcot

"Pilote de la plus grande valeur qui n’a cessé de fournir un travail remarquable depuis son arrivée à l'escadrille. Le 17 septembre a contribué à descendre un avion ennemi en flammes portant à deux le nombre de ses victoires. Quatre citations.

3

26 septembre 1918

SPA 37

Drachen

N. Cernay-la-Ville

Avec S/Lt Guyou

4

26 septembre 1918

SPA 37

Biplace

 

Avec S/Lt Guyou

Pilote d'élite qui a rendu pendant 18 mois les services les plus signalés dans l'aviation de corps d'armée. A continué à s'imposer comme un combattant d'une valeur exceptionnelle, affirmant toujours sa supériorité sur l'ennemi. Le 26/9/18 a incendié un drachen et abattu un biplace portant ainsi le nombre de ses victoires à quatre.

5

26 septembre 1918

SPA 37

Avion

Butte de Mesnil

Avec Adj Marcot

"Pilote remarquable, chef de patrouille des plus estimé, d'un courage et d'une audace remarquable. A abattu le 26 septembre 1918 son 5e avion. 4 citations.