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Historique de l'Escadrille 52


L'ESCADRILLE F. 52 est créée fin avril 1915 et placée sous les ordres du capitaine Prost. Elle est mise immédiatement à la disposition du détachement d'Armée de Belgique. (Région de Langemarck et Ypres.) Dès son arrivée au front, elle
exécute de nombreux réglages et des reconnaissances photographiques lointaines. Elle repère, en particulier, la pièce à longue portée qui tire sur Dunkerque. Elle complète son action par de fructueux bombardements de jour et de nuit. La conduite héroïque de ses aviateurs, les résultats heureux qu'ils obtiennent, lui valent, le 15 décembre 1915, une citation à l'Ordre de la 45e Division.

En 1916, le capitaine Prost quitte l'Escadrille et est remplacé par le capitaine Genin. Les combats deviennent nombreux, les avions ennemis s'opposent aux missions de nos pilotes ; les canons anti - aériens surtout sont extrêmement actifs. Au cours de l'un des derniers combats, le lieutenant observateur Caffet, grièvement blessé, reçoit la Croix de la Légion d'honneur.

Au début de juin 1916, l'Escadrille reçoit l'ordre de rejoindre la Somme, où de grandes actions doivent s'engager. Avant son départ de Belgique, le XXXVIe Corps tient à la remercier et la cite à l'Ordre du Corps d'Armée.

Le 7 juin 1916, l'Escadrille 52 s'engage dans la bataille avec le IIe Corps Colonial, puis avec la Division Marocaine.

La lutte à terre est terrible, les combats aériens deviennent de plus en plus acharnés, mais l'Aviation Française conserve sa supériorité. Le 16 novembre 1916, l'adjudant Covin, plus tard « As », mort au Champ d'Honneur, abat un avion ennemi en compagnie du lieutenant Vuillaume et du mitrailleur Michel.

Le 14 octobre 1916, au cours d'une liaison d'infanterie, le lieutenant pilote Goupil est tué d'une balle au cœur ; son observateur, le lieutenant Godillot, courbé sur le cadavre de son camarade, réussit à prendre les commandes et ramène l'avion dans nos lignes.

La conduite héroïque de la 52 est sanctionnée, le 19 novembre, par une citation à l'Ordre de la Xe Armée.

Au printemps 1916, l'Escadrille continue à se signaler par l'audace de ses équipages sur le front de Craonne. Le capitaine Caffet, en avril 1917, est tué en combat aérien. Le lieutenant Godillot ramène à nouveau l'appareil et le cadavre de son pilote. Une nouvelle citation vient récompenser, le II septembre 1917, l'Escadrille et son nouveau chef, le capitaine De Gallard.

La dernière année de guerre sera pour l'Escadrille 52, une année de sacrifices et de gloire. Avec la 38e Division, elle subit le choc de l'ennemi à Montdidier et Noyon. Avec elle, elle prend part, en juillet, à la contre-offensive de Villers-Cotteret, en août et septembre, aux attaques devant Noyon et sur l'Ailette. Au cours de ces actions, elle augmente le rendement de ses liaisons d'infanterie en suivant au ras du sol l'avance de nos troupes dans la bataille.

Du 28 mars au 25 juillet, ses pertes sont nombreuses. Le 27 mars, le sous-lieutenant Du Peuty, survolant le bataillon de son frère, le commandant Du Peuty, qui fut lui-même un des chefs les plus aimés et des plus respectés de l'Aviation,disparaît dans les lignes, abattu par le tir des mitrailleuses ennemies. Le même jour, le commandant Du Peuty tombait à la tête de son Bataillon. Le 28 mars, le sergent Bariat et le sous-lieutenant Langlois tombent dans nos lignes, atteints par un coup de canon.

Puis la liste des pertes s'allonge dès les premiers jours du printemps 1918. Le 15 mai, le lieutenant Houlette et le lieutenant Schmit abattent en flammes l'un des sept Fokkers qui les attaquaient.

Le 31 mai, le lieutenant Siepert, remarquable régleur d'artillerie, est blessé au cours d'un combat contre dix avions ennemis.

Le 2 juin, le chef d'Escadrille, le lieutenant De Monredon, a la cuisse fracturée par une balle de terre, en exécutant une liaison d'infanterie.

Le 30 juin, au cours d'une mission photographique, l'aspirant Cour, attaqué par deux avions ennemis, est atteint par quatre balles explosives.

Quelques jours avant, le lieutenant Ferez est blessé dans un atterrissage forcé près des lignes.

Le 18 juillet, le Lieutenant Péronne a le bras déchiqueté par une balle explosive, au cours d'un combat contre douze avions de chasse D. VII.

Le surlendemain, le lieutenant Fabre est blessé d'une balle de terre, au cours d'une liaison d'infanterie.

Le 11 octobre, au cours d'une reconnaissance à basse altitude, le sergent pilote Daussin et le lieutenant observateur Lucques, abattent l'un des cinq Pfalz qui les attaquaient. Au cours de cette période mouvementée, l'Escadrille 52 s'est toujours fait remarquer par son esprit de devoir et d'abnégation. Elle est digne de son glorieux passé. Elle est citée, le 19 avril 1918, à l'Ordre du IIe Corps Colonial.

Plus tard, le 5 septembre 1918, le XVIIIe Corps, auquel elle a été rattachée, la récompense en attachant une étoile d'or nouvelle à son fanion.

Le 15 août 1918, par Ordre n° 132 du Grand Quartier Général, l'Escadrille Salm 52 recevait la fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre. Son fanion, brodé en souvenir des unités marocaines avec lesquelles elle se trouva si longtemps sur les champs de bataille, porte : deux palmes, trois étoiles or, deux
étoiles argent.

L'Escadrille 52 est devenue l'Escadrille 4 du 35e Régiment.

Elle conserve pieusement le souvenir de ses gloires et de ses traditions.

 


 


 

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