A

B

C

D

E

F

G

H

I

J

K

L

M

N

O

P

Q

R

S

T

U

V

W

X

Y

Z

 

 

Tuslane Joseph


Né le:
Mort le:
Profession avant la mobilisation:
Passé à l'aviation le:
Brevet militaire le:
Parcours:
Affectations:

 Brevet civil n° 944 du 25juillet 1912 (sur Farman), brevet militaire n° 252 du 21 avril 1913

Citation à l'ordre de l'armée

tuslane

"Il quitte ce régiment en janvier 1912 pour l'état-major du 6e corps d'armée, à Sainte-Menehould (Marne). Il participe aux manœuvres de 1912, dans le sud de la Touraine, avec l’escadrille n°1 équipée de biplans Henry-Farman. Son pilote est le lieutenant Pierra. Ce n'est qu'après les manœuvres, fin octobre, qu'il est détaché au service de l'aviation. Devenu pilote militaire en 1913, Joseph Tulasne rejoint rapidement l’inspection permanente de l’aéronautique dirigée par le colonel Hirschauer, pour être adjoint de l’inspecteur technique en 1914, le lieutenant-colonel Caron. Parmi ses interventions, il vient à Pontlevoy le 17janvier1914 afin de mettre au point la convention entre l'aéronautique et la ville pour utiliser l'aérodrome voué aux friches depuis l'arrêt de l'école.

Dès le 2août1914, il quitte l’inspection pour les terrains d’aviation. Direction la 4earmée du général de Langle de Cary où il devient adjoint de l’aéronautique dirigée par le commandant Barès. C’est avec lui que Joseph Tulasne va participer à l’un des premiers combats aériens. Cet épisode est raconté dans la biographie consacrée au général Barès*: « Dans les tout premiers jours de la guerre, il [Barès] effectue un vol mémorable de Clermont-en-Argonne jusqu’au Luxembourg et retour. Dans une lettre adressée à son fils Édouard, rédigée le lendemain même de ce vol, il écrit que lui-même et son passager, Tulasne, eurent pas mal d’émotions : perte de leur direction, nuages et obligation de marcher à la boussole, et surtout rencontre avec un monoplan allemand « qui venait en sens inverse et à la même hauteur ». Au lieu de chercher à éviter l’avion ennemi, Barès dit à Tulasne : “ Tirez dessus avec la carabine Browning. ” Ce que fit Tulasne et l’appareil allemand faisant “ un brusque crochet ” , “ a disparu dans le ciel nuageux ”. Édouard Barès ajoute alors : “ J’ai gardé une des cartouches, la première que j’aurai tiré au cours de la guerre ”. » Joseph Tulasne est cité à l’ordre de l’armée le 15août1914 : « Ayant rencontré, au cours d’une reconnaissance, un avion ennemi, n’a pas hésité à s’en approcher et à ouvrir le feu sur lui, l’obligeant ainsi à fuir. »
Dès la mi-septembre, Joseph Tulasne rejoint le grand quartier général (GQG). Il est adjoint au commandant de l’aéronautique, chargé de l’organisation. Ce départ ne doit rien au hasard. Joseph Tulasne ne fait que suivre le commandant Barès désigné par Joffre pour diriger l’aéronautique. Cette équipe comprenait, en dehors de Barès et Tulasne, le capitaine de Goÿs, le commandant Girod (député, futur inspecteur général des écoles d’aviation), le capitaine Berger et le capitaine Pierra, pilote de Joseph Tulasne lors des manœuvres de 1912. Il y reste près de deux ans avant de prendre en charge le commandement de l’aéronautique de la région de Dunkerque au sein de l’état-major du 36ecorps d’armée.
A la conquête de l’Ouest

Puis la carrière du commandant Tulasne prend une autre direction. A la conquête de l’Ouest. En mai1917, la mission Joffre-Viviani pour l’organisation de l’aéronautique se rend au États-Unis. Joseph Tulasne est du voyage, sur le cuirassé Lorraine. Il y retourne deux mois plus tard comme chef de la mission Tardieu.Il sert de relais entre les autorités militaires américaines et françaises. Il est chargé de mettre de l'huile dans les rouages. Il pouvait tout aussi bien donner son avis sur les moteurs Hispano fabriqués sous licence aux États-Unis que sur l'état d'esprit que doivent avoir les officiers aviateurs français pour réussir auprès de leurs élèves américains."
Didier Lecoq,  Joseph, le premier pilote de la famille Tulasne,
Aéroplanedetouraine.fr  
J. Tuslane

*« Général Barès, créateur et inspirateur de l'aviation » (Nouvelles Éditions Latines, 1994) par Jean Castex, Louis Laspalles et José Barès.