Tir à travers l'hélice

Expériences de Garros-1914

Références

Illustrations

 

 

Illustrations

 

 

Tirer à travers le champ de l’hélice

Faute de synchronisation avec le passage des pales une mitrailleuse ne peut tirer à travers le champ de l’hélice.

Si les appareils à moteur arrière et propulsion peuvent disposer une mitrailleuse à l'avant, il n'en est pas de même pour les appareils à traction et moteur avant.

 voisin1910 2

Ce dispositif avait été montré par Voisin dès l'Exposition de 1910


Pour les avions à traction, les premiers dispositifs étudiés pour tirer vers l’avant placent donc la mitrailleuse au-dessus du cercle de l’hélice, qu’elle soit servie par un mitrailleur ou le pilote lui-même.

vedrine debout m

Cette représentation du premier combat de Védrines est plus fantaisiste que réaliste (voir premier duels aériens)

Dispositif expérimenté début 1914, qui sera déclaré "bon pour le service" mais ne sera jamais généralisé.

breguet mitrailleuse 1 m

breguet mitrailleuse 2 m

Cette représentation du premier combat de Védrines est plus fantaisiste que réaliste (voir premier duels aériens)

Dispositif expérimenté début 1914, qui sera déclaré "bon pour le service" mais ne sera jamais généralisé.

tir sup

En cas d'enrayage il ne reste au pilote qu'à se lever pour essayer de désenrayer.


Dès avril 1915 Garros a réussi à mettre au point un dispositif avec un blindage de l’hélice qui dévie les balles perdues qui ne peuvent passer.
Il dispose ainsi, et d’autres pilotes également, de Morane-Saulnier rapides, maniables, tirant droit devant eux  et dont la mitrailleuse n’oblige pas le pilote à se lever.

Dès avril 1915 Garros a réussi à mettre au point un dispositif avec un blindage de l’hélice qui dévie les balles perdues qui ne peuvent passer.
Il dispose ainsi, et d’autres pilotes également, de Morane-Saulnier rapides, maniables, tirant droit devant eux  et dont la mitrailleuse n’oblige pas le pilote à se lever.

vedrine mitrailleuse[On aperçoit ce dispositif tout à gauche de la carte à la base de l'hélice]

Cet armement apporte à l’aéronautique française un avantage indéniable, mais de courte durée.

• Le « fléau Fokker »

Obligé d’atterrir derrière les lignes allemandes, Garros ne peut incendier, son avion comme le veut la consigne. Son Morane passe entre
les mains de l’ingénieur Anthony Fokker qui met rapidement au point un dispositif meilleur : le tir synchronisé avec l’hélice sur lequel il travaillait déjà.
Ainsi équipé, et grâce à la puissance de son moteur, le Fokker s’impose dans les airs dès juillet 1915

Doté de cette mitrailleuse synchronisée avec le passage de l’hélice, le Fokker se révèle supérieur aux avions français, et particulièrement aux avions Voisin dont l’hélice propulsive interdit toute défense vers l’arrière malgré le vol en formation dite « vol de canard ».

L'adoption du tir synchronisé, en particuler sur les SPAD redonnera à l'aviaition française son "mordant"

Diverses dispositions seront adoptées: deux mitrailleuses de capot, une mitrailleuse de coté.

La désynchronisation du système entraine le déchiquetage de l'hélice comme cela est arrivé à Guynemer sur son "Vieux Charles" ( un Nieuport 17 N° 1531) lors de sa 11ème victoire ou il réussit à atterir avec une hélice "rectifiée" à une seule pale.

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(Ref CELT)

- Le Nieuport 17 n° 1531 avec l'incident de synchronisation, le 28 juillet 1916.
Photo prises sur le terrain de Chippilly.