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Thomas, Gabriel. Né le : 4 janvier 1896 à Ligré (37). Mort le : 9 octobre 1976 à Buenos Aires (Argentine). Profession avant la mobilisation : mécanicien. Passé à l'aviation le : 10 novembre 1914, mécanicien. Brevet militaire le : 6 octobre 1915. Affectations : MF 98T, N 391 (Orient), N 88. 7 victoires. Gabriel Joseph Thomas naît à Ligré (Indre et Loire) le 4 janvier 1896, dans un milieu modeste. Il a 18 ans révolus quand éclate le conflit et décide de s’engager le 9 novembre 1914 ce qui lui permet de choisir l’aviation. Il est dirigé vers une affectation de mécanicien, puisque c’est son métier, mais se porte volontaire pour devenir pilote. Le 10 juillet 1915, Thomas est dirigé vers les écoles de pilotage, dont il sort breveté sur Morane Parasol le 5 octobre 1915 sans obtenir ses galons de caporal, peut-être d’ailleurs par punition et affecté à une destination très peu prisée, les Dardanelles, qu’il rejoint après un long voyage en mer le 14 novembre.
Il débarque sur l’île de Ténédos pour intégrer la MF 98 T du capitaine Césari, équipée de Maurice Farman et de quelques Morane Parasol qui en forment l’élément « chasse ». C’est sur ce type d’appareil que Thomas réalise plusieurs combats avant que l’expédition des Dardanelles ne s’achève le 9 janvier 1916. Promu caporal depuis le 25 décembre, Gabriel Thomas est alors affecté à un détachement de son unité, l’escadrille MF 98 M qui va s’installer à Mytilène sur l’île de Lesbos le 13 janvier 1916 pour effectuer un raid de diversion sur Smyrne, pour inciter les Turcs à y maintenir inutilement des troupes en défense. L’escadrille MF 98 M reçoit l’ordre le 27 février 1916 de rallier Salonique. Gabriel Thomas se retrouve alors affecté à la défense du camp retranché de Salonique et, après avoir rejoint la MF 98 T à son arrivée, est muté le 8 avril à la MF 88 stationnant à Amatovo et équipée de Farman MF XI bis. Il retourne toutefois à la MF 98 T le 1er mai où il se signale le 24 de ce mois en interceptant sur son Morane un avion ennemi survolant son aérodrome, qu’il poursuit et attaque avec son mitrailleur le soldat Henri Meyniel. L’avion allemand n’est pas descendu, mais Thomas s’est mis en valeur et est promu sergent deux jours plus tard puis muté à la N 91 équipée de Nieuport X biplaces dirigée par le Lt Potin. Il y effectue plusieurs vols d’escorte des bombardiers Voisin du Groupement des Bombardiers d’Orient toujours avec Meyniel comme mitrailleur, mais aussi des vols de reconnaissance avec un officier observateur. Victime du paludisme, il est renvoyé en France début 1917 et affecté à la nouvelle N 88, à Belfort, sous les ordres du capitaine François d’Astier de la Vigerie, futur Compagnon de la Libération. Dès le mois de juillet 1917, l’escadrille est intégrée au GC 13 envoyé combattre sur le front des Flandres. Thomas s’y aguerrit à son métier de pilote de chasse. Promu sous-lieutenant en décembre 1917, il suit son unité à La Noblette le 11 décembre, dans la Marne, puis à Courcy dans l’Aisne en février. C’est là qu’elle est bousculée par la première des offensives allemandes de printemps au mois de mars 1918. La SPA 88 change plusieurs fois de terrain face à l’avance ennemie et Thomas remporte ses deux premières victoires, contre deux biplaces descendus dans la Somme les 12 et 23 avril. Suite à un bombardement qui détruit au sol la plupart des appareils de son unité, la SPA 88 se rééquipe de SPAD XIII et retourne au front au début mai 1918. Les combats se poursuivent tout le long du mois de juin qui voit les Allemands lancer leur 3e offensive sur l’Aisne, puis leur 4e sur Noyon et Montdidier qui les rapproche dangereusement de Paris. La SPA 88 y perd deux pilotes, dont son chef, le capitaine Doumer (fils du futur président de la République) qui tombe le 28 juin. Le sous-lieutenant Gabriel Thomas prend alors le commandement de l’escadrille par intérim jusqu’au 7 juillet où arrive le Lt Guérin, un grand as de la chasse Trois jours plus tard, le 1er août, il commande à nouveau la SPA 88 par intérim suite à la mort accidentelle du Lt Guérin, décédé d’une vrille au décollage après avoir obtenu sa 23e victoire. Thomas remporte ses 4e et 5e victoires les 23 et 24 août, mais est blessé le 2 septembre d’une balle dans la fesse gauche. Il reprend sa place dans son escadrille le 17 octobre 1918 au terme de sa convalescence et remporte ses deux derniers succès les 23 et 28 octobre. Gabriel Thomas reste à la SPA 88 stationnée en Allemagne puis est affecté au 35e régiment d’aviation où il est promu lieutenant en 1922. Il quitte alors l’armée pour l’aviation commerciale. On retrouve en effet Gabriel Thomas en 1924 dans la Compagnie générale d’entreprises aéronautiques, société fondée par Pierre-Georges Latécoère basée à Toulouse et qui réalise des liaisons postales en avion avec l’Afrique et l’Amérique du Sud. Il participe ainsi à la légende de l’Aéropostale et y côtoie Mermoz, Marcel Doret etc…Posté en Argentine, il retrouve à partir de 1933 son ancien camarade d’escadrille Bernard Artigau, un autre as, qui dirige la compagnie Aeroposta Argentina, filiale d’air France. Gabriel Thomas s’éteint à Buenos Aires le 9 octobre 1976.
Au poste de mitrailleur, Charles Weishaupt ( 1 victoire) et devant le pilote Gabriel Thomas, qui à son retour en métropole sera affecté à la Spa 88 où il glanera 7 victoires homologuées (+ 1 NH) avant de devenir après-guerre pilote de l'Aéropostale où il côtoiera un autre grand aviateur, Mermoz. A noter, l'atterrissage un peu rude....
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