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Albert Mezergues
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Le lieutenant Mézergues
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"Le lieutenant Mézergues  commença la guerre comme aviateur de reconnaissance. Il se signala par la façon brillante et courageuse avec laquelle il remplissait ses missions. Au moment de la bataille de la Marne, il fut un précieux auxiliaire du commandement. Puis nous cherchons à organiser le bombardement : une escadrille, sous les ordres du capitaine Leclerc (devenu commandant) est formée à Belfort. Mézergues y est affecté et réussit diverses expéditions remarquables pour cette époque (fin 1914- début 1915). C’est ainsi qu’à diverses reprises il va lancer des bombes sur Fribourg-en-Brisgau, objectif qui ne lui pardonnera pas par la suite cette désinvolture. Une citation rend hommage à l’endurance et à la conscience de ce remarquable pilote :

«Adjudant Mézergues, fait preuve chaque jour de dévouement et de mépris du danger. Volant jusqu’à l’extrême limite de ses forces et de celles de son avion, exécute jusqu’à 4 vols par jour pour revenir bombarder plusieurs fois de suite les objectifs les mieux défendus par l’artillerie ennemie. A lancé dans une même journée jusqu’à 18 bombes et 5500 fléchettes. N’a pas hésité à poursuivre un avion ennemi jusque dans ses lignes et à attaquer à plusieurs reprises un drachen ballon ».

Il conserva longtemps ce record du bombardement qui ne lui fut ravi, en mars 1915, que par l’adjudant Varcin qui, en 8 voyages, lança dans la même journée 32 bombes et 18000 fléchettes.

Mézergues part à Salonique où il attire encore l’admiration de tous par sa fougue et son entrain. Quand le temps le permet, il continue, selon son héroïque coutume, à exécuter plusieurs expéditions quotidiennement, volant de jour et de nuit jusqu’au surmenage.
Le 23 mars 1916, au cours d’un bombardement, il livre combat dans les lignes ennemies à un avion qui est abattu. Le 27 mai, par l’habileté de sa manœuvre, il permet à son observateur de descendre un adversaire. Ces exploits font ajouter la Légion d’Honneur à sa médaille Militaire. Il rentre en France, passe sur avion de chasse et reçoit bientôt cette magnifique citation :

« Officier au-dessus de tout éloge, toujours prêt à courir au danger et réclamant les missions les plus difficiles et les plus dangereuses. Le 17 mars, sans protection, a continué sa mission jusqu’au bout, loin dans les lignes ennemies, malgré un combat avec 5 avions. Le 18 mars, poursuivant l’ennemi en retraite, l’a mitraillé à moins de 200 mètres, semant la panique. Le 21 mars, a exécuté une reconnaissance lointaine à très basse altitude, revenant avec son avion criblé de balles et d’éclats d’obus, mitraillant les servants d’une batterie. Le 23 mars, par une température exceptionnellement rigoureuse, a complètement terminé sa mission, revenant avec les renseignements les plus précieux, la figure gelée. Déjà cité 3 fois à l’ordre du jour ».


Ne trouvez-vous point que ce résumé d’une semaine de travail ne valait pas la citation au communiqué au même titre que celle d’un chasseur abattant son cinquième boche ? Se fait-on une idée de l’énergie farouche dépensée au cours de ces exploits ? Surtout lorsqu’on sait que la mission du 23 mars consistait en une reconnaissance de 400 kilomètres en Allemagne et que parti avec plusieurs camarades, Mézergues fut le seul à réussir, les autres pilotes ayant dû s’avouer vaincus par le froid et les intempéries.
C’est le bombardement qui captive le plus notre héros. Il fait équipe avec le sous-lieutenant Baumont et tous deux caressent de grands projets. Pour signer en quelque sorte leur acte d’association, ils vont bombarder Francfort-sur-Mein, le 11 août dernier, malgré la brume qui leur cache le sol pendant les 600 kilomètres du parcours. Mézergues descend à 900 mètres sur la ville pour mieux assurer son tir et rentre sans encombre trois quarts d’heure après Baumont, alors qu’on redoutait déjà un accident.
La fatalité qui l’avait négligé ce jour là allait prendre sa revanche. Le 22 août, Mézergues, le sergent Laage et De Peyerimonhof prenaient le départ pour Fribourg-en-Brisgau. Le troisième ayant une panne de pression sur les lignes, était obligé de rentrer. Quoique son moteur baissât de régime de façon inquiétante, Mézergues s’obstine et continue.  Les deux camarades arrivent sur l’objectif et lancent leurs bombes. A ce moment, des aviateurs boches s’élèvent et dressent un rideau à 3000 mètres devant les français. Mézergues se trouve au-dessous de Laage. Celui-ci voyant le héros aux prises avec des ennemis, pique et va le dégager en profitant de sa vitesse plus grande. Tous deux remontent au Nord de Colmar. Là, Mézergues a son avion atteint, le moteur s’arrête. Il cherche à prolonger son vol plané jusqu’à nos lignes, mais ne peut y parvenir et atterrit dans les Vosges. Le grand héros est capturé, indemne. Mais sa disparition est une très lourde perte pour notre cinquième arme".
(Extrait de « La Guerre Aérienne Illustrée », du jeudi 20 septembre 1917)

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